CRITERES POUR LE TRAVAIL MISSIONNAIRE DE L'A.C.O.
Dans ses statuts renouvelés en l'an 2000, l’ACO définit ainsi son but, qui détermine sa vision de la « MISSION » et les critères qui orientent de fait toutes ses activités :
« Son but est de promouvoir le ministère de témoignage et de diaconie des Eglises vivant au contact de l'Islam, en particulier des Eglises protestantes du Proche et du Moyen-Orient, ainsi que de soutenir toute Eglise ou tout mouvement qui fait appel à sa compétence. Elle est disposée à travailler en concertation avec les Eglises et organismes recherchant les mêmes objectifs ».
Ces statuts reposent sur la conviction que les Eglises autochtones sont les premiers missionnaires de leurs pays propres, les plus authentiques et les plus acceptés par des pays souvent en réaction contre les cultures occidentales.
Par conséquent, l'ACO vise essentiellement à épauler et à conforter ces Eglises dans leur propre tâche missionnaire d'évangélisation, de formation et de diaconie. Elle se veut partenaire à pied d'égalité avec les Eglises sœurs d'Orient et d'Afrique
1. L'évangélisation et la formation
L'évangélisation est réalisée:
- soit sous forme d'aide financière ciblée pour des actions d’évangélisation, spécialement dans des régions délaissées (par ex. l’Iran).
- soit sous forme d'envoi de "missionnaires" à des postes précis et demandés par les partenaires (par ex. le poste pastoral de l’Église Évangélique du Caire et d’Alexandrie, des postes d’enseignants dans les écoles du « Synode du Nil »).
la formation ne peut guère être séparée du souci d'évangélisation. Si les Eglises autochtones doivent pouvoir être missionnaires dans leur pays, une sérieuse formation à tous les niveaux est inéluctable :
· au plus haut niveau, à la NEST (Faculté de théologie protestante de Beyrouth, Liban), aux Séminaires théologiques d’Arménie, ou encore à l’Ecole de théologie de Téhéran où sont formés non seulement les pasteurs des différentes Eglises, mais aussi les professeurs autochtones, formateurs de formateurs. L’ACO attache une grande importance à cet aspect
la formation continue des pasteurs et leur pourvoi approprié en livres théologiques.
la formation des pasteurs et laïcs à la rencontre avec le milieu musulman : c'est la raison de l'extension du travail de l'ACO à un Service comme le SRICA (qui, en Afrique fait un énorme travail de mise en relation des cadres chrétiens et musulmans).
Durant des années, l’ACO a également porté le SPRI (Service Protestant de Relations avec l’Isalm en Alsace) jusqu’à ce que l’Union des Eglises prenne ce travail entièrement à sa charge.
2. La diaconie
L'aide diaconale ne peut évidemment pas manquer dans toutes les activités énumérées ci-dessus, celles-ci ne devenant crédibles que si elles sont accompagnées par le geste tendu au frère démuni. L'aide diaconale de l'ACO revêt par conséquent les formes multiples de sa présence aux Eglises et œuvres avec lesquelles elle est en relation :
- Synode Evangélique Arabe de Syrie et du Liban,
- Union des Eglises Evangéliques Arméniennes du Proche-Orient,
- Centre pour Handicapés à Beyrouth,
- ONG de développement et de formation en Egypte,
- restaurants humanitaires et centres de soins en Arménie, etc.
Les partenaires de l’ACO au Proche-Orient ont la particularité d’être numériquement peu nombreux. Ces Eglises constituent la minorité protestante à l’intérieur de la minorité chrétienne. Elles n’en ont pas moins joué et jouent encore dans leur environnement ecclésiologique et social un rôle largement supérieur à leur poids démographique. Fortement menacées par l’émigration, surtout de leurs membres les plus jeunes, ces Eglises et leurs œuvres ont besoin du soutien de partenaires extérieurs pour accomplir les divers aspects de leur ministère. L’aspect formation est particulièrement important dans ce contexte.
Texte élaboré et accepté par le comité français de l’ACO le 6 février 2001, adapté en 2008 pour publication sur Internet






